DE LA CRAU

DE LA CRAU est un groupe marseillais aux influences Rock, Folk, Punk, mâtiné de poésie moderne. Un univers sobre, à la puissance contenue, des mélodies traversées de poésies aux mille visages. Sam Karpienia chante un provençal rugueux et hors-sol distordu par des riffs en boucle de guitares électriques. Thomas Lippens martèle la transe à coups de percussions et de bois ferraillés. Manu Reymond à la contrebasse fait grincer et mordre son archet dans des séquences rythmiques syncopées amenant à l’extase. Cette formation révèle l’occitan dans une dimension catégoriquement moderne. La musique aux influences rocks et la voix puissante s’élèvent entre mandole (acoustique ou électrique), guitare (en alternance), batterie et contrebasse pour revendiquer l’alliance entre héritages occitan, méditerranéen et musique actuelle.

Après Gacha Empega et ses polyphonies provençales, Dupain et son electro rock occitan, Forabandit le trio acoustique occitano-turc-marseillais, Sam Karpienia invente avec Manu Reymond et Thomas Lippens une nouvelle épopée provençale, De la Crau.

Le groupe travaille depuis 4 ans à un répertoire ancré dans la réalité d’une géographie provençale située entre Marseille, le pourtour de l’étang de Berre et la plaine industrialisée de la Crau, terre rocailleuse au charme rude et trapu.

De la Crau défolklorise le provençal pour lui donner sa place dans le courant de la Sono Mondiale, courant musical fait d’hybridations entre local et global. 

crédit: Franck Pourcel

Crédit photographe : Franck Pourcel

De l’enfer industriel de Fos-sur-Mer à la rive arlésienne du Rhône, la Crau -dernière steppe d’Europe occidentale- fait le lit du réel. Des amas de rocaille, cette ancienne mer abandonnée en a roulé et en roule encore dans la furie du vent, et une voiture qui traverserait de part en part ce petit désert filerait droit sur des dizaines de kilomètres, dans des paysages qu’un  Hopper ou un Walker Evans auraient rendu américains sans effort.

C’est sur les fonds de cette mer bordée d’usines, assoupie dans la sobriété de son déploiement immense, que les trois musiciens de DE LA CRAU ont imaginé la bande-son de leur périple. Ils sont partis d’un chant qui éventre les cieux,  auquel répondent en puissance et en poésie la contrebasse, les percussions et le déchaînement extatique de la mandole. C’est dans cette étendue post-industrielle que Lou Reed croise enfin Matar Muhammad, et c’est seulement là qu’on imagine leur rencontre, sous la plume d’un SAM KARPIÉNIA inspiré comme jamais, emmené à son apogée par l’archet sombre et vigoureux de MANU REYMOND et les fûts méditerranéens de THOMAS LIPPENS. Ils explorent à présent un sillon creusé il y a vingt ans non loin des usines, comme une plaie qu’ils continueraient de soigner pour l’éternité, et que le chant et la mandole ne parviendraient à apaiser que dans l’amplitude âpre de ces horizons.

Le trio nous emmène dans sa transe poétique post-rock… Musique ainsi nommée puisque qualificatif et genre, il faut apposer. Mais De La Crau est du genre inclassable : c’est une vague d’émotions entre rage et passion, un souffle musical rauque qui vous transporte là où vous n’auriez même pas imaginer vagabonder.  À découvrir sur scène pour se laisser complètement électriser !

DISTRIBUTION :

Sam Karpienia commence le chant provençal avec le groupe de Manu Théron Gacha Empega, ensuite il fonde Dupain de 1999 à 2016 et parallèlement le groupe Forabandit mélangeant provençal et chants d’Anatolie. Plutôt que des influences musicales, Sam Karpienia se trouve à la confluence de plusieurs univers musicaux. Si l’Occitan, et, en particulier, le Provençal ont marqué d’une forte empreinte ses compositions, c’est toujours mêlé de sources variées d’inspirations et de styles musicaux, avec une place particulière pour son amour de jeunesse, le rock. En 2017, après une pause de 2 ans (dans la marine marchande comme matelot) il forme le groupe De La Crau

Manu Reymond a joué avec le groupe Poum Tchack et collaboré à divers projets ( BabX, Nathalia M King, bal folk…)

Thomas Lippens a étudié le tambourin à Naples et a intégré cet instrument dans différents projets de musiques traditionnelles dans le sud de la France, mais aussi au sein de la Kreiz Breiz Académie en Bretagne avec Erik Marchand.

19 février 2021 : Sortie digitale de Temperi – EP 6 titres  Parfois post-rock ou post-punk, De la Crau est résolument ancré dans l’héritage des musiques anglo-saxonnes depuis les seventies jusqu’à aujourd’hui. Le groupe en transcendant les genres nous livre un ovni musical tout à fait singulier.  Temperi, c’est 6 titres qui adoptent les codes du post rock à travers des compositions décomplexées, des titres nourris d’une Méditerranée où l’art de vivre invite les musiques au cœur de la civilisation, c’est aussi une alternative musicale post punk, parce que populaire, poétique, classe et modeste à la fois.

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Prochains événements

25 septembre 2021

Duo TOUMI-THERON – Festival Allez Savoir – MARSEILLE (13)

Centre de la Vieille Charité
21 h 00 min - 22 h 30 min
29 janvier 2022

DE LA CRAU – Septèmes les Vallons (13)

Septèmes les Vallons (13)
19 h 00 min - 22 h 00 min
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Événements passés

17 septembre 2021

DE LA CRAU – MARSEILLE (13)

Boulodrome de l’Estaque
20 h 00 min - 22 h 00 min
11 septembre 2021

DE LA CRAU – BAGNOLS LES BAINS (48)

Pré de la plagette
20 h 00 min - 22 h 00 min
12 août 2021