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DE LA CRAU – Forcalquier (04) – Le K’fé Quoi – 30.09.23

DE LA CRAU

De l’enfer industriel de Fos-sur-Mer à la rive arlésienne du Rhône,  la CRAU -dernière steppe d’Europe occidentale- fait le lit du réel. Des amas de rocaille, cette ancienne mer abandonnée en a roulé et en roule encore dans la furie du vent, et une voiture qui traverserait de part en part ce petit désert filerait droit sur des dizaines de kilomètres, dans des paysages qu’un  Hopper ou un Walker Evans auraient rendu américains sans effort.

C’est sur les fonds de cette mer bordée d’usines, assoupie dans la sobriété de son déploiement immense, que les trois musiciens de DE LA CRAU ont imaginé la bande-son de leur périple. Ils sont partis d’un chant qui éventre les cieux,  auquel répondent en puissance et en poésie la contrebasse, les percussions et le déchaînement extatique de la mandole.

 

C’est dans cette étendue post-industrielle que Lou Reed croise enfin Matar Muhammad, et c’est seulement là qu’on imagine leur rencontre, sous la plume d’un SAMUEL KARPIÉNIA inspiré comme jamais, emmené à son apogée par l’archet sombre et vigoureux de MANU REYMOND et le set coloré de THOMAS LIPPENS. Ils explorent à présent un sillon creusé il y a vingt ans non loin des usines, comme une plaie qu’ils continueraient de soigner pour l’éternité, et que le chant et la mandole ne parviendraient à apaiser que dans l’amplitude âpre de ces horizons.

 

DISTRIBUTION :

 

Sam Karpienia commence le chant provençal avec le groupe de Manu Théron Gacha Empega, ensuite il fonde Dupain de 1999 à 2016 et parallèlement le groupe Forabandit mélangeant provençal et chants d’Anatolie.

 

Manu Reymond a joué avec le groupe PoumTchac et collaboré à divers projets ( BabX, Nathalia M King, bal folk…)

 

Thomas Lippens a étudié le tambourin à Naples et a intégré cet instrument dans différents projets de musiques traditionnelles dans le sud de la France, mais aussi au sein de la Kreiz Breiz Académie en Bretagne avec Erik Marchand.

DE LA CRAU – Marseille (13) – Festival Fiesta des Suds – 05.10.23

DE LA CRAU

De l’enfer industriel de Fos-sur-Mer à la rive arlésienne du Rhône,  la CRAU -dernière steppe d’Europe occidentale- fait le lit du réel. Des amas de rocaille, cette ancienne mer abandonnée en a roulé et en roule encore dans la furie du vent, et une voiture qui traverserait de part en part ce petit désert filerait droit sur des dizaines de kilomètres, dans des paysages qu’un  Hopper ou un Walker Evans auraient rendu américains sans effort.

C’est sur les fonds de cette mer bordée d’usines, assoupie dans la sobriété de son déploiement immense, que les trois musiciens de DE LA CRAU ont imaginé la bande-son de leur périple. Ils sont partis d’un chant qui éventre les cieux,  auquel répondent en puissance et en poésie la contrebasse, les percussions et le déchaînement extatique de la mandole.

 

C’est dans cette étendue post-industrielle que Lou Reed croise enfin Matar Muhammad, et c’est seulement là qu’on imagine leur rencontre, sous la plume d’un SAMUEL KARPIÉNIA inspiré comme jamais, emmené à son apogée par l’archet sombre et vigoureux de MANU REYMOND et le set coloré de THOMAS LIPPENS. Ils explorent à présent un sillon creusé il y a vingt ans non loin des usines, comme une plaie qu’ils continueraient de soigner pour l’éternité, et que le chant et la mandole ne parviendraient à apaiser que dans l’amplitude âpre de ces horizons.

 

DISTRIBUTION :

 

Sam Karpienia commence le chant provençal avec le groupe de Manu Théron Gacha Empega, ensuite il fonde Dupain de 1999 à 2016 et parallèlement le groupe Forabandit mélangeant provençal et chants d’Anatolie.

 

Manu Reymond a joué avec le groupe PoumTchac et collaboré à divers projets ( BabX, Nathalia M King, bal folk…)

 

Thomas Lippens a étudié le tambourin à Naples et a intégré cet instrument dans différents projets de musiques traditionnelles dans le sud de la France, mais aussi au sein de la Kreiz Breiz Académie en Bretagne avec Erik Marchand.

DE LA CRAU – Romans sur Isère (26) – La Cordo – 13.10.23

DE LA CRAU

De l’enfer industriel de Fos-sur-Mer à la rive arlésienne du Rhône,  la CRAU -dernière steppe d’Europe occidentale- fait le lit du réel. Des amas de rocaille, cette ancienne mer abandonnée en a roulé et en roule encore dans la furie du vent, et une voiture qui traverserait de part en part ce petit désert filerait droit sur des dizaines de kilomètres, dans des paysages qu’un  Hopper ou un Walker Evans auraient rendu américains sans effort.

C’est sur les fonds de cette mer bordée d’usines, assoupie dans la sobriété de son déploiement immense, que les trois musiciens de DE LA CRAU ont imaginé la bande-son de leur périple. Ils sont partis d’un chant qui éventre les cieux,  auquel répondent en puissance et en poésie la contrebasse, les percussions et le déchaînement extatique de la mandole.

 

C’est dans cette étendue post-industrielle que Lou Reed croise enfin Matar Muhammad, et c’est seulement là qu’on imagine leur rencontre, sous la plume d’un SAMUEL KARPIÉNIA inspiré comme jamais, emmené à son apogée par l’archet sombre et vigoureux de MANU REYMOND et le set coloré de THOMAS LIPPENS. Ils explorent à présent un sillon creusé il y a vingt ans non loin des usines, comme une plaie qu’ils continueraient de soigner pour l’éternité, et que le chant et la mandole ne parviendraient à apaiser que dans l’amplitude âpre de ces horizons.

 

DISTRIBUTION :

 

Sam Karpienia commence le chant provençal avec le groupe de Manu Théron Gacha Empega, ensuite il fonde Dupain de 1999 à 2016 et parallèlement le groupe Forabandit mélangeant provençal et chants d’Anatolie.

 

Manu Reymond a joué avec le groupe PoumTchac et collaboré à divers projets ( BabX, Nathalia M King, bal folk…)

 

Thomas Lippens a étudié le tambourin à Naples et a intégré cet instrument dans différents projets de musiques traditionnelles dans le sud de la France, mais aussi au sein de la Kreiz Breiz Académie en Bretagne avec Erik Marchand.

DUO LAVOÀ LAPÒ – Asprieres (12) – 08/12/23

Estirador : Duo Lavoa Lapo / Manu Théron et Damien Toumi

Chanteur-percussionniste compositeur et chef de chœur, Manu Théron est l’un des instigateurs du renouveau des musiques vocales populaires en France et spécialement dans les Pays d’Òc. Chanteur, musicien, comédien et conteur, Damien Toumi développe un travail visant à éveiller la curiosité du plus grand nombre autour de la langue et de la culture d’Òc, et des traditions musicales populaires. Ensemble, avec fantaisie, ils forment le duo Lavoa Lapo et imaginent à partir d’un répertoire indatable, de deux voix et deux percussions une balade sur les pourtours de la Méditerranée. Fidèles de la programmation de Derrière Le Hublot, avec Lo Cor de la Plana puis avec ce duo en septembre 2022 dans l’église de Faycelles, retrouvez-les pour une impeccable soirée !

Atelier autour du répertoire d’Estirador avec M. Théron et D. Toumi les 2 et 3 décembre en partenariat avec le département de l’Aveyron. Contact : Marie Seriès mediation@derrierelehublot.fr

TRAMUNTANA – 17/12/23 – Fréjus (83) – Cinéma Le Vox

TRAMUNTANA

 A Tramuntana , c’est le vocable sicilien qui désigne notre Tramontane méditerranéenne, ce vent qui passe tous les obstacles pour venir balayer les cieux de l’écho des rues, des plaines et des montagnes qu’il a traversées. En Provence, en Sicile ou en Afrique du Nord, la tramontane ne dispense pas forcément les mêmes bienfaits, mais elle est cependant toujours annonciatrice du changement que marins, voyageurs ou pèlerins attendent pour connaître la direction à emprunter.

C’est dans le chant et les musiques de ces voyages que  « TRAMUNTANA » puise son inspiration, pour restituer non seulement les espoirs, mais aussi les parfums et les sonorités rencontrées par les musiciens lors de leurs voyages dans ces régions.

Manu Théron (chant, tambours sur cadre) a réuni dans cet ensemble la chanteuse sicilienne Maura Guerrera (chant et Tamburello), le musicien grec  Anastasios Tsitsivakos,  le chanteur Avignonnais Damien Toumi (chant et bendir), le musicien Arthur Bacon ( accordéon), ainsi que le virtuose Benjamin Mélia (flûtes, fifres, galoubets et cornemuses, tambourin) et Thomas Lippens (barroudeur de percussions) pour initier et retranscrire les parcours de la Tramuntana dans les musiques populaires de méditerranée.

En Italie, Berlioz avait remarqué la puissance évocatrice des instruments populaires lors de la venue de musiciens traditionnels des Abruzzes au moment des fêtes religieuses ou des célébrations de Noël. Il notait aussi la vivacité et l’intensité de l’émotion qu’il avait ressentie en allant les entendre ensuite dans leurs montagnes. C’est à cette expérience que Tramuntana convie l’auditeur, a la découverte des sonorités et des émotions que les musiciens impriment au long de leurs périples.

 

DUÒ LAVOÀ LAPÒ – 02/02/24 – LANGONNET (56) / LA GRANDE BOUTIQUE

LA COMPAGNIE DU LAMPARO ET LA GRANDE BOUTIQUE PRÉSENTENT

 » ESTIRADOR » 

DUÒ LAVOÀ LAPÒ

Manu Théron & Damien Toumi

EN RESIDENCE 

DU 29 JANVIER AU 02 FEVRIER 2024

after-bal et musiques de ressurgissements

Le Duò Lavoà Lapò est composé de deux chanteurs-percussionnistes (tambours sur cadre) que le parcours, la passion et l’énergie ont rendu complices et complémentaires avant-même de se renconter. Ce sont le renouveau de l’occitan, les vocalités populaires, la recomposition d’un imaginaire tronqué – et l’épanouissement de ce dernier dans une modernité qui n’a rien de formaliste – qui les emmènent aujourd’hui avec ce nouveau projet musical.

Damien Toumi (Avignon) a chanté dans plusieurs formations vocales ou instrumentales, avec lesquelles il s’est initié à la polyphonie et aux répertoires populaires, à la poésie des paysages du Ventoux ou à la spiritualité simple du quotidien. Mànu Théron (Marseille) initie depuis plus de 25 ans ses contemporain.e.s à la magie des voix, à la joie des rencontres et à l’ivresse des pratiques musicales collectives.

Partis d’un répertoire indatable, qui balade l’Occitanie dans tous les recoins de leur fantaisie, ils échafaudent l’idée que deux chants et deux percussions peuvent dire, susciter et révéler. Leurs unissons charnels et précis explorent les mélodies traditionnelles pour en extraire les sucs et les restituer dans toute la saveur de leur étrangeté ; la poly-rythmie patiemment élaborée se joue des cadres et des carrures imposées aux corpus traditionnels, en déréglant et en saturant des motifs inattendus ; la polyphonie emprunte aux passions méditerranéennes et infuse des harmonies gorgées d’une puissante chaleur ; enfin, la complémentarité des deux timbres est exaltée par la bouillonnement ennivrant d’un chant- contrechant maîtrisé jusqu’à la prouesse.

C’est dans ce concentré d’inventions joviales et de spiritualité jamais escamotée que les deux chanteurs distillent cette précieuse matière. Un artisanat lyrico-festif qui échappe aux normes de la consommation de masse, et redonne à qui le savoure ce caractère « ESTIRADOR » qui a non seulement la vie dure, mais permet aussi de prolonger tous les plaisirs.

 

TRAMUNTANA 02/03/23 Nîmes( 30) – Paloma – Trad’Sessions Bal en l’Air

TRAMUNTANA

 A Tramuntana , c’est le vocable sicilien qui désigne notre Tramontane méditerranéenne, ce vent qui passe tous les obstacles pour venir balayer les cieux de l’écho des rues, des plaines et des montagnes qu’il a traversées. En Provence, en Sicile ou en Afrique du Nord, la tramontane ne dispense pas forcément les mêmes bienfaits, mais elle est cependant toujours annonciatrice du changement que marins, voyageurs ou pèlerins attendent pour connaître la direction à emprunter.

C’est dans le chant et les musiques de ces voyages que  « TRAMUNTANA » puise son inspiration, pour restituer non seulement les espoirs, mais aussi les parfums et les sonorités rencontrées par les musiciens lors de leurs voyages dans ces régions.

Manu Théron (chant, tambours sur cadre) a réuni dans cet ensemble la chanteuse sicilienne Maura Guerrera (chant et Tamburello), le musicien grec  Anastasios Tsitsivakos,  le chanteur Avignonnais Damien Toumi (chant et bendir), la musicienne Caroline Guibeaud ( accordéon), ainsi que le virtuose Benjamin Mélia (flûtes, fifres, galoubets et cornemuses, tambourin) et Thomas Lippens (barroudeur de percussions) pour initier et retranscrire les parcours de la Tramuntana dans les musiques populaires de méditerranée.

 

SIRVENTES – 08/03/23 – Göteborgs Symfoniker (Suède)

SIRVENTES

 

Grégory Dargent, Étienne Gruel et Manu Théron reprennent avec l’énergie d’une espérance retrouvée les « Sirventés de Guerre » de l’âge d’or occitan.

Le Sirventés ce chant contestataire et sans détours, ancêtre de la protest song, est la matrice de tous les chants de luttes et de combats. Les troubadours, princes-poètes du midi, premiers auteurs-interpètes d’Europe au XIIè siècle, les ont « trouvés » (écrits) autantpour conjurer les horreurs du siècle ou s’enhardir à la bataille, que pour moquer seigneurs, papes et puissants, et conspuer pêle-mêle les amours déçues et les existences vidées de sens terrestre.

Nos musiciens ont choisi d’incarner ces textes en s’appropriant mélodies et thèmes avec leur culture du monde d’aujourd’hui, où la guerre est invoquée en permanence et est devenue un mode de pensée et une posture.

Le ‘Oud révolté et puissant de Grégory Dargent s’y déploie avec un brio détaché qui contraste idéalement avec le chant engagé et profondément tendre de Manu Théron. Etienne Gruel, maître du temps et des percussions, arbitre la rencontre avec une attention subtile, et anime toutes les hardiesses, tous les exploits dont le trio est capable. Car dans cet immense cri de deux siècles, il y a aussi la joie du défi et du jeu, le combat entendu comme plaisir humain de voir se confronter des idées et des rêves de jouissance.

L’homme se fait torero des mots, des sons et des sens, en épuise la substance pour la magnifier dans ce défi ultime que porte le chant.

 

Avec :
Mànu Théron (Lo Còr de la Plana) : chant, bendir
Grégory Dargent (L’Hijâz’Car, Electrik Gem) : oud, arrangements
Étienne Gruel : percussions

 

« Un trio imprégné d’esprit méditerranéen, qui donne à cette poésie féconde, qui a inspiré Dante, une sonorité aussi intemporelle qu’étonnante. » Télérama sortir TT

« Quelle véhémence, quelle force se dégagent de ces chants adaptés ou inspirés des Sirventès! » Libération

« Ils s’inspirent des mélodies originelles avec autant de respect que de créativité. L’emploi du luth oud ouvre, à un pareil répertoire, des horizons insoupçonnés. » L’Humanité

MADALENA – Marseille – 12/04/24 – Festival de Vives Voix

MADALENA
Une oeuvre réjouissante de réappropriation d’un pan refoulé de l’histoire…
Celle de MADALENA qui, à l’instar de l’Artémis d’Ephèse, demeure l’une des figures tutélaires et intemporelles de la cité phocéenne.

L’adaptation de la cantilène à Sancta Maria Magdalena par Manu Théron était une gageure. Il fallait permettre à ce chant archaïque, renouant avec la dévotion populaire à la sainte en Provence, de se déployer librement, affranchi de l’uniformité du dogme catholique qui l’avait un temps proscrit. Confiée à un chœur de vingt-trois femmes (alors que La Cantinella était autrefois interprétée par des chanoines de la cathédrale de Marseille), Madalena est une célébration rare et exaltante de la féminité et du plaisir de chanter.

Magnifiée par la spiritualité solaire et unique de ce chœur des Pays d’Oc, la musique de Madalena s’inscrit dans une dynamique singulière, spécifique aux musiques populaires spirituelles de Méditerranée. Alternant répétition, scansion et échanges entre chœur et soli, l’œuvre nouvelle, empreinte de majesté et de modernité, est d’abord une ode à la vie, à l’émancipation et aux retrouvailles des plaisirs terrestres et de l’amour divin.

Distribution:

Manu Théron : Direction artistique

Lise Borki
Karine Berny
Hélène Arnaud
Myriam Boisserie
Hélène Pages
Laetitia Dutech
Anaïs Andret- Cartini
Colette Guilhem
Carole Lazzeri
Magali Bizot- Dargent
Maguelonne Bizot-Dargent
Caroline Tolla
Marie-Noëlle Pieracci
Annie Maltinti
Isabelle François
Géraldine Lopez
Audrey Peinado
Muriel Chiaramonti
Gaëlle Leveque
Guylaine Renaud
Rachel Rouvière
Marie-Madeleine Martinet

DUÒ LAVOÀ LAPÒ – 17/05/24 – PAU (64)

ESTIRADOR

after-bal et musiques de ressurgissement

 

Le Duò Lavoà Lapò est composé de deux chanteurs-percussionnistes (tambours sur cadre) que le parcours, la passion et l’énergie ont rendu complices et complémentaires avant-même de se renconter. Ce sont le renouveau de l’occitan, les vocalités populaires, la recomposition d’un imaginaire tronqué – et l’épanouissement de ce dernier dans une modernité qui n’a rien de formaliste – qui les emmènent aujourd’hui avec ce nouveau projet musical.

Damien Toumi (Avignon) a chanté dans plusieurs formations vocales ou instrumentales, avec lesquelles il s’est initié à la polyphonie et aux répertoires populaires, à la poésie des paysages du Ventoux ou à la spiritualité simple du quotidien.

Mànu Théron (Marseille) initie depuis plus de 25 ans ses contemporain.e.s à la magie des voix, à la joie des rencontres et à l’ivresse des pratiques musicales collectives.

À eux deux, ils explorent toutes les modulations, toutes les positions et déclivités d’un dispositif simple, en variant et dévariant les formes, les jeux, les adresses et les référents.

Partis d’un répertoire indatable, qui balade l’Occitanie dans tous les recoins de leur fantaisie, ils échafaudent l’idée que deux chants et deux percussions peuvent dire, susciter et révéler. Leurs unissons charnels et précis explorent les mélodies traditionnelles pour en extraire les sucs et les restituer dans toute la saveur de leur étrangeté ; la poly-rythmie patiemment élaborée se joue des cadres et des carrures imposées aux corpus traditionnels, en déréglant et en saturant des motifs inattendus ; la polyphonie emprunte aux passions méditerranéennes et infuse des harmonies gorgées d’une puissante chaleur ; enfin, la complémentarité des deux timbres est exaltée par la bouillonnement ennivrant d’un chant- contrechant maîtrisé jusqu’à la prouesse.

C’est dans ce concentré d’inventions joviales et de spiritualité jamais escamotée que les deux chanteurs distillent cette précieuse matière. Un artisanat lyrico-festif qui échappe aux normes de la consommation de masse, et redonne à qui le savoure ce caractère « ESTIRADOR » qui a non seulement la vie dure, mais permet aussi de prolonger tous les plaisirs.

 

mai 17 2024

Details

Date: mai 17
Time: 21 h 00 min - 22 h 30 min
Cost: Gratuit
Événement Tags:,
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Venue

Place récaborde

Pau, 64000 France

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Organisateur

CERC
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